Le savoir est une arme, le syndicat est une force !

CONSEIL DE GESTION : On vous rend des comptes !
14 avril, 2011, 14:38
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Prochain C.G. fin mai date précise à fixer 

A l’ordre du jour de ce premier C.G. pour la F.S.E. aux côtés de S.U.D. Etudiants étaient à voter : 

·         Le compte rendu de la séance du 17 mars 2011 que nous n’avions pas à commenter puisqu’il ne s’agissait que de valider le résumé des délibérations du C.G. dont nous ne faisions pas encore partie. 

·         La désignation des 5 membres partie à la Commission d’Evaluation de Composante (2 enseignants chercheurs, 2 BIATOSS, 1 étudiant). Suite aux discussions nous savons que cette commission a pour mission de travailler sur les difficultés rencontrées en Licence par les étudiants, elle se base sur les informations glanées via un questionnaire auxquels certains étudiants ont répondu pour l’année universitaire 2009-2010 (en général : 168 en première année, 121en 2d année, 48 en 3e année) et qui met en exergue les problèmes principaux. 

Globalement : – L’information – Le niveau et la charge de travail – La communication– Les services communs et administratifs de la formation.  Précisément : – L’organisation/conception de l’emploi du temps, la charge de travail, les ressources en ligne (ENT), le cadre pédagogique, l’accessibilité des services administratifs, l’accès aux copies, le tutorat forment la masse la plus importante des difficultés des étudiants ayant répondu au questionnaire.    Le questionnaire pose une question pertinente sur le mécanisme de compensation pour l’obtention du diplôme : « est-il une bonne chose ? ». Une majorité des répondants est « tout à fait d’accord » (70.8 points pour les 3e années) ou « d’accord » (pas d’accord : pas plus de 9.9 points, pas du tout d’accord : pas plus de 8.3 points). Les membres désignés sont : Mr DUPLESSIER, étudiant Mme AMEYE et Mr ANDRIEU, BIATOSS Mr LEHINGUE et Mr MERCUZOT, enseignants chercheurs. Les autres membres du C.G. pourront participer à ce groupe de travail mais n’auront pas de voix lors des votes. Première réunion de cette commission : 17 mai 2011 à 16 heures.  ·         Le partenariat avec le lycée La Hotoie pour permettre aux étudiants en droit dès la première année d’intégrer en plus de leur licence une prépa droit-éco-gestion de 10heures par semaine dispensée à La Hotoie durant 2 ans. (prépa concours ENS Cachan mis en place pour les étudiants d’économie).   Compte-tenu des difficultés d’emploi du temps, de la charge de travail considérée lourde par la majorité des étudiants répondants (et comme insoluble par les enseignants), nous émettons un premier bémol devant une telle alliance : quelle organisation, pour quels étudiants, dans quel but ? Très peu d’étudiants opteront pour l’augmentation de leur charge de travail, une prépa –même de 10 heures- demande de fournir un travail personnel plus élevé et contrôlé qu’à la faculté. Certains étudiants intégrant la prépa en sus des études universitaires risquent de délaisser certains de leurs C.M. au profit de « travail maison »  (par exemple !). Second bémol : Si cela (selon certains) permettra d’augmenter le niveau d’excellence de quelques étudiants de la faculté, le programme ne « profitera » qu’au petit nombre de téméraires s’y impliquant, et surement pas à plus car une classe de prépa ne peut compter plus d’une trentaine d’étudiants ! Cela sans compter les difficultés d’emploi du temps qui seront générées, la question de la mobilité (UFR-La Hotoie et vis-versa). Nous soulignons donc le problème de la « sélection par la motivation », l’effet d’annonce que pourrait provoquer la mise en place de cette alliance fac-prépa ne risque que de renforcer les difficultés déjà présentes dans l’UFR, et enfin, nous refusons d’entrer dans un processus d’accord fac-prépa alors que l’image de nos facs est appauvrie au profit des écoles préparatoires, un appauvrissement sans fondement, dû à une confusion des buts (université lieu des savoirs et non de compétition et professionnalisation / prépa lieu de professionnalisation courte et préparation aux grands concours). Si nous souhaitons des étudiants investis plus que jamais dans leurs études, le travail se fait en amont de l’inscription à l’Université ! Il ne revient pas aux facultés de rentrer dans la logique du ver qui les mine, mais d’augmenter la qualité de leurs enseignements, la diversité de leurs maquettes, l’information quant à leurs domaines de formation. La faculté de droit de l’UPJV fait partie des premiers choix des bacheliers pour près des 90/100 des interrogés, contrairement à l’idée polluante qui peut courir parfois, notre faculté est attractive, de plus en plus chaque année. Pourquoi tourner les yeux des étudiants vers les prépas dans ce cas ? Cette question de financement (aide du ministère de l’Education nationale sous réserve de l’autorisation du rectorat, non encore donnée) ne nous paraît pas pertinente.  ·         La discussion sur l’évaluation des Licences générales a été reportée au prochain C.G. pour que les nouveaux élus puissent participer au débat en connaissance de cause (brochure d’information distribuée). 

·         Les questions diverses ont permit de discuter du calendrier mis en place pour l’an prochain, aux fortes similitudes avec celui de l’an dernier (pas de « trou » de 3 semaines en cours d’année, existence de la semaine de révision avant partiels), nous avons noté une différence de traitement dans l’évaluation des Licences et Master : ces derniers pourraient se voir passer les écrits et les oraux en même temps, contrairement aux Licences. Nous demandons le pourquoi de cette différence : des raisons d’organisation des enseignants, pour la remise plus rapide des notes à l’administration, pour faire face aux problèmes de salle… Cette question a permit de discuter des différences de traitement en général, à propos des examens, notamment des rattrapages (quelle note garde, quoi repasser ?) qui posent problème aux étudiants. Une harmonisation des modalités pour chaque grade d’études doit être prévue. 

Rédaction : FSE Amiens, disponible sur le site de sud étudiants amiens avec leurs annotations (éventuelles).



ANTI SEXISME
14 avril, 2011, 14:32
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UNE BOUTEILLE DE CHAMPAGNE = UNE STRIPTEASEUSE  LE JOUR DE LA MANIFESTATION INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES !!!!!!!!!!!! HONTE A EUX !             L’abolition de l’esclavage fondé sur le racisme des hommes sur les personnes de couleur date de 1848. Quelle avancée pour permettre aux hommes de devenir de vrais égaux en droit !  Mais qu’en est-il des FEMMES encore aujourd’hui ? !  Quelle femme pourra être respectée en tant que telle quand elle obéit au patriarcat qui la relègue au rang d’objet sexuel à la merci de l’homme ? !  Quelle femme, sans ce respect, pourra avoir la confiance en elle suffisante pour sortir le soir sans craindre un viol, pour dire non à un homme violent, pour porter plainte après avoir subi des sévices ? ! Quelle femme ne pensera pas, lorsqu’elle atteindra la pauvreté la plus extrême, à se prostituer, laissant jusqu’au dernier sentiment de sa dignité à la société qui la broie dans le noir ? !  La société capitaliste, bras armé du patriarcat qui oppresse les femmes au profit des hommes, veut nous faire considérer que tout s’achète et se vend au titre de simple biens, que tout a valeur économique, y comprit la femme : objet dénudé pour vendre dans la publicité, y comprit dans les boîtes de nuit. Quand briserons-nous ces chaînes qui nous avilissent ? ! FRANCE ! PAYS DES DROITS DE L’HOMME MAIS QU’EN EST-IL DE TES FEMMES ? !  

Chiffres :  « Les violences contre les femmes ont bondi de 15% en 2 ans, les agressions sexuelles explosent. Si le nombre de décès liés à des violences conjugales est en légère baisse, les violences et agressions dont sont victimes les femmes ne cessent de progresser. »[1] « Deux cents femmes sont violées chaque jour en France, la plupart du temps par des hommes qu’elles connaissent et qui sont très rarement condamnés, dénoncent trois associations féministes qui lancent mercredi un manifeste et une pétition proclamant que « la honte doit changer de camp ». »[2] 

STOP A LA DOMINATION : PLACE A L’UNITE ! 

L’exemple du Québec :  Déclaration de principes de la Fédération des femmes du Québec[3] Le texte ci-dessous reprend l’intégral de la Déclaration de principes de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) adoptée par ses membres lors du congrès de 2003.  La Fédération des femmes du Québec affirme son orientation féministe, dans une perspective plurielle et pluraliste. La Fédération est un lieu de militantisme et d’action, d’analyse et de réflexion, de débat, de formation et de concertation ouvert à toutes les femmes, sans distinction de couleur, d’orientation sexuelle, d’état civil, de religion, de convictions politiques, de langue, d’origine ethnique ou de nationalité, de condition sociale, d’âge, de condition physique et mentale (en accord avec l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec). À l’intérieur du mouvement des femmes, la FFQ s’inscrit dans le courant qui s’attaque aux systèmes d’oppression ou de domination que sont le patriarcat, le capitalisme, le racisme, l’impérialisme et l’hétérosexisme qui marginalisent et exploitent les femmes aux plans social, économique, culturel, politique et religieux, à l’échelle québécoise, canadienne et internationale.  En prenant position en faveur des droits des femmes, elle remet en cause tout système et toute pratique qui génèrent et entretiennent la violence, la pauvreté, la domination, l’intolérance, la discrimination et l’exclusion. Elle agit selon des valeurs d’égalité, d’équité, de dignité, de justice, de solidarité sociale, de respect des personnes et fait la promotion de ces mêmes valeurs. Ses actions visent, à court, moyen et long terme, à valoriser les acquis féministes, à améliorer les conditions de vie des femmes, y compris l’atteinte de l’équité entre les femmes elles-mêmes, et à transformer en profondeur la société. La FFQ lutte pour l’émancipation des femmes et affirme leur droit à une participation intégrale et libre à la vie sociale, culturelle, politique et économique. Pour que se transforme réellement la société, la responsabilité du développement humain doit être prise en charge collectivement et le pouvoir doit être réorganisé afin d’en assurer un partage plus équitable ou plus horizontal. La FFQ travaille donc à la construction d’une société juste, solidaire, véritablement démocratique, égalitaire et pacifique tant au niveau québécois, canadien qu’international et dans le respect de l’autodétermination des peuples.  Annexes : http://www.ladominationmasculine.net/  http://www.tasante.com/article/lire/1868/  http://www.sos-sexisme.org/SOSSexismeFR.htm  http://www.sos-sexisme.org/campagneintlesfemmes.htm  http://www.violencesfaitesauxfemmes.com/ewb_pages/v/video-campagne.php 


[1] http://www.aqui.fr/tempsforts/les-violences-conjugales-un-fleau-loin-d-etre-endigue-en-france,4014.html

      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101124.FAP1480/viol-200-victimes-par-jour-et-toujours-tabou.html

[3] http://www.ffq.qc.ca/a-propos/qu%e2%80%99est-ce-que-la-ffq/declaration-de-principe/



LE CROUS FERME LE BAILLY B !
14 avril, 2011, 14:29
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Cette année encore le logement étudiant du parc Amiénois est la cible de la spéculation. La fermeture du Bailly B, même si elle est faite dans le but de réhabiliter celui-ci, signifie la perte de 300 chambres, donc 300 logements étudiants non renouvelés cette année. Tout le Bailly B sera inhabitable. Une partie en travaux, l’autre pour stocker le matériel de rénovation. Où va-t-on loger les étudiants qui désirent faire leur cursus à Amiens –ou ne peuvent pas le faire ailleurs ? Voici comment : 

Une résidence est en construction près du chantier de la Citadelle, elle se nomme Général de Gaulle ( !!!), et prévoit environs 70 studios (donc bonne pour 70 étudiants !!!). On remplace par des studios/studettes -avec W.C. et douches à l’intérieur- un confort qui leur vaut d’être deux fois plus chers qu’une chambre. Les pas contents trop pauvres ou trop riches pour les « aides » de l’Etat iront dans le privé ou resterons chez papa-maman, feront la route tous les jours et c’est tout ! 

Cette politique du logement est constatée ailleurs, elle obéît à une politique nationale et européenne en matière de logement étudiant mais plus globalement en matière universitaire et de « service public ». La structure C.R.O.U.S. comme le C.N.O.U.S. en pâtissent largement, à cause des hauts administrateurs qui appliquent les réformes avec zèle. Cela est visible pour les logements et pour le prix du repas au restaurant universitaire, cette année il est à 3 euros pour « conforter les difficultés financières » et récupérer « 5 millions d’euros de recettes prévisionnelles » !!!!!

Une pensée pour ceux qui sont restés sur le carreau…

A Paris, le collectif Jeudi Noir organise la réquisition de logements privés vides par les étudiants eux- mêmes, ils les squattent, ce qui implique la possibilité

qu’ils soient délogés à tout instant malgré des vides juridiques importants. Ce collectif a fait parler de lui mais rien ne change pour autant…A Grenoble encore, un communiqué de presse signé par les syndicats dénonce les conditions de vie des étudiants dans leurs résidences, la suppression des résidences les moins chères pour en construire moins et plus chères. Dénoncé comme de la spéculation privée dans un établissement de service public ! Grève des loyers à Lille début 2010 opérée par les étudiants pour manifester leur grogne contre leurs résidences universitaires vétustes devenues dangereuses pour leur santé. Des résidences universitaires sont aménagées dans des anciens containers à Amsterdam, moins chères (environ 250 euros par mois + EDF + eau) mais plus froides en hiver et plus bruyantes vu que c’est de la taule !! A Caen, les résidences vétustes sont légion. Vous avez la possibilité d’aller constater les désastres qu’entraîne un désengagement « progressif » de l’Etat pour les étudiants au niveau des services publics sur http://www.unicaen.net rubrique photos.   

Ce ne sont que quelques exemples. Malgré les dégradations croissantes des résidences et des conditions de vie générales des étudiants, les prix continuent à augmenter et à augmenter pour de moins en moins de logements. 

 

            Comment faisait-on avant ? 

            Avant, il n’y avait pas de réformes aussi drastiques pour casser le service public, car il n’y avait pas encore de R.G.P.P.[1] ni de L.O.L.F.² La menace venait encore de l’extérieur. Lorsque l’on voulait se loger, on était fier de pouvoir aller en « Cité-U », financièrement, c’était l’idéal. Parce que l’Etat contribuait au départ en totalité au budget des résidences universitaires, mais l’étudiant a du mettre la main à la poche très rapidement* ; hausse pour l’étudiant qui se retrouve aussi dans son assiette au restaurant universitaire avec une augmentation infernale du prix du ticket à la charge de celui-ci. 

            Car depuis 2001, la nouvelle politique publique est passée via la nouvelle « vision » budgétaire et comptable, et bien profondément, le logement étudiant en fait les frais, petit à petit. Mais les facs d’Amiens doivent faire le pari de ne pas être Paris ! Surtout qu’en 2004, une loi, dite Plan Anciaux, ordonnait la construction de 20.000 logements étudiants et la rénovation de 8.000. Seulement 8.000 ont été construits et combien rénovés ??!! 

 

NOUS EXIGEONS LA REHABILITATION IMMEDIATE DE TOUS LES LOGEMENTS ETUDIANTS ET LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS A BAS PRIX FIXES POUR TOUS LES ETUDIANTS !!!!!! 

UNE INFORMATION CLAIRE DU PERSONNEL DU C.R.O.U.S. ET, A FORTIORI, DES ETUDIANTS SUR LES LOGEMENTS ETUDIANTS 

[1] Les aides au logement de type A.L.S. ne fonctionnent pas toujours pour ce type de logement 

 

²Source site du C.R.O.U.S.Amiens 

[1]Révision générale des politiques publiques 

²Loi organique portant sur la loi de finance votée en 2001 

*Les résidences universitaires furent créées entre 1950 et 1965. Dès 1970, l’Etat a cessé de les financer directement et un partenariat avec le service des H.L.M. a vu le jour. En 1977 est créée l’Aide Personnalisée au Logement…Source vie publique 



LA CHARTE DE LA FSE (Nationale)
14 avril, 2011, 14:26
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Adoptée lors du Congrès de fondation des 4, 5 et 6 juillet 2003 à Limoges

Préambule

Le contexte universitaire et plus largement socio-économique que nous connaissons aujourd’hui tendent vers la même logique de rentabilisation, de marchandisation, de privatisation, qui concourt au démantèlement des services publics, au désengagement de l’Etat, à l’accroissement des inégalités et à l’augmentation de la précarité et des discriminations.
L’enseignement supérieur n’échappe pas à cette tendance de la société dans le cadre de la mondialisation capitaliste et les étudiants comme les travailleurs voient leurs conditions de vie se dégrader, leurs droits être remis en cause.
A partir de la loi Faure de 1968, qui pose le principe de l’autonomie des universités, toutes les réformes universitaires, n’ont eu de cesse de poursuivre la même logique, renforçant petit à petit les maux allant à l’encontre d’un enseignement public et laïc de qualité ouvert à tous.
Parallèlement, les organisations étudiantes les plus importantes ont fait, par rapport aux réformes des gouvernements de droite comme de gauche, le choix de la cogestion, accompagnant la mise en place des réformes au lieu de les combattre, empêchant de fait tout développement de la lutte collective, seule garante de la défense des intérêts et des droits étudiants.
Ainsi, considérant la situation économique, politique et syndicale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui il nous semble primordial et urgent de proposer d’unir les multiples forces syndicales qui luttent localement pour l’amélioration des conditons de travail et de vie des étudiants et qui entendent refuser toute logique de cogestion . Nous nous prononçons donc pour une démarche syndicale basée sur la lutte collective et l’offensive pour mettre fin à la casse de l’enseignement public, laïc et ouvert à tous.

Définition de l’étudiant

Dans la société capitaliste, l’étudiant est un travailleur intellectuel et/ou manuel en formation, qui peut obtenir un diplôme lui donnant des droits sur le marché du travail garantis par des conventions collectives et le Code du travail. C’est pourquoi les intérêts des étudiants sont indissolublement liés à ceux des travailleurs salariés. Les étudiants doivent donc combattre à leurs côtés pour l’émancipation sociale, intellectuelle et politique de tous, car c’est seulement dans ce cadre qu’ils pourront devenir maîtres de leur propre formation, leur permettant de s’instruire, de développer leur savoir, leur réflexion, leur esprit critique.

Un syndicat de lutte

Nous sommes un syndicat de lutte. Comme tel, nous avons pour but la défense des intérêts collectifs tant matériels que moraux des étudiants, indépendamment de leurs opinions politique, philosophique et religieuse, en ayant comme modalité d’action l’établissement d’un rapport de force. Les acquis sociaux tant au niveau de la protection sociale que de l’éducation ou des droits des travailleurs ont été à chaque fois le résultat de luttes et de mots d’ordre portés par des mouvements populaires suffisamment massifs pour les imposer et donc aller à l’encontre de la logique du système capitaliste. C’est le constat d’une divergence d’intérêts entre deux classes antagonistes : ceux qui n’ont rien ou presque rien et ceux qui concentrent les richesses et le pouvoir grâce au système en place.
Nos principes découlent de notre positionnement dans la lutte des classes : d’où notre définition de l’étudiant, du service public, du système éducatif, et notre défense de la laïcitéet de la lutte anti-impérialiste. Par solidarité de classe, nous nous opposons au corporatisme et nous lions nos actions et nos analyses à celles de l’ensemble des travailleurs, qu’ils soient chômeurs, sans droits, immigrés, ou sans-papiers, ainsi qu’à celles des opprimés de toutes sortes.

L’indépendance syndicale

Le syndicat doit être indépendant. Sans indépendance financière, il n’y a pas d’indépendance syndicale : nous devons combattre en permanence pour ne dépendre de personne d’autre que des étudiants. Nous refusons également le clientélisme. Mais le terme indépendant recouvre aussi l’indépendance syndicale. C’est d’abord l’indépendance vis-à-vis de tout groupe politique, philosophique ou religieux (notamment ce que la Charte d’Amiens appelle  » les partis et les sectes « ).

La cogestion

Nous refusons et condamnons la cogestion (et ceux qui la pratiquent) : on ne peut à la fois élaborer ou gérer les plans et les réformes du gouvernement et les combattre, on ne peut à la fois gérer la pénurie et défendre les droits des étudiants. Nous ne sommes pas des partenaires de l’administration. Nous ne reconnaissons comme légitime aucune instance dite représentative et démocratique, qu’elle soit locale ou nationale (CA, CEVU, CS, CNESER, CROUS, CNOUS, …). De plus, le rôle d’un syndicat n’est pas de partager le pouvoir. Cependant, le syndicalisme de lutte peut siéger dans les structures universitaires comme relais des luttes étudiantes, ainsi que pour recueillir les informations (pour les porter à la connaissance de tous les étudiants) permettant des analyses plus précises et pertinentes sur l’évolution de l’université.
Nous n’avons pas la prétention de représenter l’ensemble des étudiants ; nous ne représentons que nos membres et ceux qui nous soutiennent.

Un outil au service des luttes étudiantes

Le syndicat est un outil au service de la lutte et doit favoriser son auto-organisation. Lors d’un mouvement étudiant, il doit veiller à la mise en place d’Assemblée Générale souveraine. En outre, nous devons travailler au service de la lutte en accord avec les principes précédemment évoqués, en combattant pour des coordinations nationales, seules légitimes à représenter des luttes étudiantes, avec des délégués élus, mandatés et révocables.

Le service public

Le service public doit être garant de l’égalité des usagers sur l’ensemble du territoire, quelles que soient leur origine sociale et géographique. Sa gestion doit se faire indépendamment des intérêts économiques, politiques, idéologiques ou religieux, notamment dans le domaine de l’enseignement et de son financement. Les services qu’il offre doivent être disponibles gratuitement sans discrimination d’aucun ordre que ce soit. Aucun des travailleurs qu’il emploie ne doit pouvoir vendre un ou plusieurs des services inclus dans sa mission.

Laïcité

La laïcité doit être défendue face aux tentatives répétées de remettre en question le principe de séparation de l’Etat et des Eglises : la religion doit rester du domaine privé, les financements publics doivent aller exclusivement à l’enseignement public, et aucun accord avec des établissements confessionnels ne doit exister. La laïcité doit également être défendue comme le rejet de tout intérêt privé, politique et/ou économique.

Le système éducatif

Le système éducatif est un rouage du système capitaliste en tant que producteur et reproducteur de la division en classe de la société, ainsi que de l’exploitation qui en résulte. La forme de ce système éducatif (ecclésiastique, républicain jacobain, libéral, …) se modifie pour s’adapter aux mutations de la société dans son ensemble. Or la traduction de ces modifications n’est autre que la série des réformes successives imposées par les gouvernements. Il est donc fondamental d’analyser et d’interpréter ces réformes pour les combattre car elles visent toujours à servir cette même logique de production et reproduction des inégalités sociales.

Anti-impérialisme

Du fait de notre positionnement aux côtés des autres travailleurs, nous condamnons les guerres impérialistes et néo-colonialistes. Notre vision du syndicalisme s’inscrivant dans la lutte anti-impérialiste, nous nous rangeons du côté des peuples opprimés qui luttent pour reconquérir leur liberténationale ou sociale, contre l’impérialisme et ses institutions (Banque Mondiale, FMI, ONU, …) qui affament les peuples, portent atteinte à leur souveraineté et les terrorise en cas de rébellion. Pour nous, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas négociable.

Nous soutenons la lutte internationale de la classe ouvrière dans la défense de ses acquis et de ses revendications. Les offensives du capitalisme se déclinent à l’échelle mondiale. Ainsi, tout lutte qui prétend répondre efficacement aux conséquences de ces offensives, et a fortiori celle pour un service public d’éducation, doit se déclarer solidaire des luttes qui se mènent parallèlement dans le monde. Elle doit également œuvrer à l’organisation et à l’unification de la lutte à l’échelle européenne et internationale.

Par ailleurs, au sein même du système universitaire, se développe, à travers les plans de commercialisation du savoir français à l’étranger (visant avant tout les élites des pays en voie de développement), une nouvelle manifestation de l’impérialisme tendant à renforcer les aires d’influence de l’Etat français.

Anti-sexisme

L’oppression des femmes traverse toutes les sphères de la société. En tant que syndicat étudiant nous devons combattre le sexisme à l’université sur un plan pratique et théorique. Sur un plan théorique, nous devons déconstruire le discours sexiste quand il est véhiculé par les institutions et les individus. De manière pratique, nous devons lutter contre toutes les formes de sexisme au sein de notre syndicat et à l’Université.

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Non au déni de démocratie !
14 avril, 2011, 14:10
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fse.amiens@yahoo.fr 


                                                                           FACE AU DENI DE DEMOCRATIE : 

LA F.S.E. S’EST LEVEE ET A GAGNE ! 

Il semble juste et évident de rappeler la genèse de la Fédération Syndicale Etudiante pour éviter toute méprise comme il y a pu y avoir ces dernières années : 

 

Née[1] d’une convergence en opposition à la marchandisation et la privatisation des savoirs, au démantèlement des services publics, au désengagement de l’Etat, et par là même à l’augmentation de la précarité et des inégalités, la F.S.E. a mis en place, en tant que Syndicat Etudiant, des axes de lutte basés sur la lutte des classes. 

Contre la cogestion, elle prône la lutte collective et l’indépendance syndicale pour défendre et gagner des droits aux étudiant-e-s. L’idée est d’établir un rapport de force efficace dans l’intérêt des étudiant-e-s, par les étudiant-e-s eux/elles-mêmes. Le syndicat lie ses analyses à celles des travailleur-euse-s, chômeur-euse-s, sans-papiers, et à tou-te-s les opprimé-e-s ! 

Des fondements importants doivent être cités tel que l’anti-impérialisme et l’anti-sexisme qui le place dans le rang des syndicats progressistes. 

 

Dans ces conditions, face au travail syndical fait ces dernières années à Amiens au nom de la F.S.E., des militant-e-s se sont indigné-e-s du manque de respect chronique de la Charte et des positions fondamentales de ce syndicat national qui prône notamment l’analyse critique et collective des réformes et du  système dans lequel nous baignons. 

De cette indignation il ressort un syndicat neuf dont les membres fustigent et réprouvent aussi bien le matériel qui les précède que l’organisation même de la structure militante à Amiens. 

 

v  Nous réprouvons l’idée qu’il puisse y avoir une « présidence » dans un syndicat qui combat ce type de hiérarchie. 

v  Nous réprouvons l’idée d’un « guide étudiant » payant et qui valide dans ses propos le système en place alors qu’il doit l’analyser et le critiquer. 

v  Nous réprouvons la cogestion 

v  sous toutes ses formes, y comprit quand il s’agit de soutenir une candidature au Conseil Régional Jeune d’Amiens. 

 

Explosant ces bases indignes de la F.S.E., nous repartons lavés de ce qui faisait notre pourriture. Des ancien-ne-s membres ont reconnu leur décalage insultant face aux lignes syndicales qui sont les nôtres et, après de nombreuses manœuvres anti-démocratiques pour l’éviter, ont scissionnés pour former l’AGEP. 

 

Nous sommes enfin présent-e-s avec des revendications claires. Notre porte est ouverte à vos communications quelles qu’elles soient. 

N’hésitez pas à nous contacter. 

Les membres de la F.S.E. Amiens 



[1] Texte basé sur la Charte de la Fédération Syndicale Etudiante. Disponible sur le site  www.luttesetudiantes.com 

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